L’exposition à Madrid est une opportunité de montrer mon travail récent en relation avec la Russie, a dit Joan Mañe Fort, un artiste catalan de Reus

Joan Mañe Fort est un artiste catalan de Reus, diplômé en géographie et en histoire à l’Université URV de Tarragone (Catalogne). Il s’est intéressé à la peinture depuis l’enfance. Durant six ans, il a été élève du célèbre artiste catalan Pere Calderó Ripoll. Il a organisé diverses expositions personnelles et a pris part à d’autres sur sa terre natale, Espagne (Reus, Tarragone, Figueres, Barcelone), et à l’étranger (New-York, Paris, Florence, Frankfort, Innsbruck, Gant, Copenhague), en incluant la Russie (Saint-Pétersbourg).

Le 21 février, le Centre russe de sciences et de culture de Madrid inaugurera une exposition personnelle de l’artiste. L’exposition est programmée pour célébrer la Journée du défenseur de la patrie russe. Elle comprendra des peintures sur des thèmes militaires russes (des bateaux, des avions et autres équipements militaires), ainsi que des églises et des cathédrales russes. L’artiste a parlé avec all-andorra.com de sa connexion avec la Russie et a partagé ses projets créatifs pour le futur.

L’interview: Irina Rybalchenko

S’il-vous-plaît, dites-nous quelle relation vous avez avec la Russie?

Les dernières années que j’ai vécu à Figueres, proche des lieux de vacances d’été en Catalogne, j’ai connu beaucoup de touristes du monde entier, aussi de Russie. En plus de peintre, je suis historien et j’ai toujours eu un intérêt pour la Russie, son histoire, sa culture et son art, surtout les cathédrales et les églises orthodoxes, avec leurs couleurs et leurs formes.

Vous avez des parents originaires de Russie?

Je n’ai pas de parents en Russie, mais j’ai connu beaucoup de gens de Russie qui allaient à Figueres, au musée Dalí, et sur la Costa Brava de Gérone. Je me suis senti très à l’aise avec eux.

Vous parlez russe?

Je ne parle pas russe, je connais seulement quelques mots. Ce que je sais et ça semble bizarre, c’est lire et écrire en russe. Je m’explique. Je comprends l’alphabet cyrillique et comment le traduire dans l’alphabet latin et l’inverse. Je sais tout lire ce qui est écrit en cyrillique c’est-à-dire le russe, le serbe, le bulgare… mais je ne sais pas ce qui se dit. Je comprends les graphismes des lettres comme les dessins qu’ils sont; c’est curieux, non? En tant qu’historien, j’ai toujours été fasciné par les graphismes des cultures de l’histoire. Avec le cyrillique, je comprends également quelques mots écrits en grec car le cyrillique y a des connexions.

Quand avez-vous commencé à peindre des églises et du matériel militaire russes? Et pourquoi?

Ils m’ont toujours intéressés comme motifs de dessins pour peindre et dessiner des éléments d’architecture, tant urbaine que monumentale, et des thèmes d’ingénierie, des voitures, des bateaux, des avions… Déjà, depuis tout-petit, les thèmes d’illustration des livres et des encyclopédies ont éveillé mon intérêt. J’ai dessiné des églises et des moyens de locomotion civils et militaires de différents pays du monde, aussi de Russie. Mais ce qui éveille le plus mon intérêt est l’architecture des cathédrales et des églises orthodoxes russes, avec leurs coupoles particulières dorées ou polychromes et leurs formes élaborées et leurs détails; pour moi, c’est un monde fascinant à découvrir à chaque dessin que je fais.

À quelles expositions vous avez participé en Russie?

J’ai participé récemment, à la galerie V skladtxinu de Saint-Pétersbourg, à une exposition collective du 18 juin au 1er juillet 2018, avec la collaboration de la galerie Crisolart de Barcelone. J’y ai pris part en présentant deux œuvres. C’était la première fois que j’exposais mon travail en Russie.

Vous avez certaines de vos œuvres dans des collections privées russes?

Des collectionneurs d’art russes non, ce sont des œuvres dans les mains de particuliers de Russie, qui sont principalement des dessins sur les thèmes de la Russie et des portraits de personnes que j’ai eu l’occasionne connaître en Catalogne.

Êtes-vous déjà allé en Russie? Dans quelles villes? Laquelle avez-vous la plus aimée?

Je ne suis pas allé encore physiquement en Russie mais j’irai dans le futur. Comme je l’ai dit avant, en tant qu’historien, tu peux comprendre beaucoup de choses des lieux et des villes avant d’y être physiquement. D’après mon père la ville la plus belle de Russie est Saint-Pétersbourg, pour sa beauté artistique, encore que, selon mon humble avis, l’essence de la Russie se trouve plus à l’intérieur, vers la région de Moscou et la zone rurale de Sibérie.

Que signifie pour vous l’exposition du Centre de Russie à Madrid?

Cette exposition à Madrid est une opportunité de montrer mon travail récent en relation avec la Russie et de pouvoir la montrer aux gens qui résident à Madrid.

Parlez-nous de vos dernières expositions; quelles peintures et quelles villes?

Mes dernières expositions, à part la Galerie V skladtxinu de Saint-Pétersbourg en juin 2018, dont j’ai parlé avant, ont été à la Galerie Agama de Toulouse, en France, à Toulouse ART+100% (c’est le nom de l’exposition), en août 2018; à ST.ART 2018, à Strasbourg, France, en novembre 2018, et à Artehos 2018, à Barcelone, en décembre 2018. Toutes présentaient des tableaux de paysages de Catalogne.

Quels sont vos projets dans un futur très proche? À quelles expositions comptez-vous prendre part?

Surement une autre exposition à Barcelone, où il y a deux galeries avec lesquelles je suis en relation depuis longtemps : Crisolart Galleries de Barcelone et Artbaho Barcelone Art. J’aimerais aussi beaucoup exposer en Andorre, en France et en Russie.

Je voudrais aussi ajouter que je suis très heureux de l’aide inestimable apportée par le journal numérique all-andorra.com, par l’opportunité et l’assistance dans l’organisation de cet événement culturel international, ainsi que sa délicatesse et son attention.

*all-andorra.com est l’organisateur et partenaire d’information de l’exposition de peintures de Joan Mañe au Centre russe de sciences et de culture de Madrid.