L’aéroport en Andorre, à Grau Roig, coûterait entre 500 et 700 millions d’euros

L'aéroport en Andorre, à Grau Roig, coûterait entre 500 et 700 millions d'euros

Photo: ccis

La Chambre de commerce, industrie et services présente au Centre de congrès le Plan de désenclavement de l’Andorre pour proposer des solutions d’infrastructures alternatives

Un aéroport international en Andorre

Le président de CCIS, M. Armengol, a déclaré le besoin d’investir dans une infrastructure aéroportuaire qui fournisse de meilleures options de futur à Andorre

Andorre la Vieille, 19 juin 2019

Le but primordial de la Chambre de commerce, industrie et services d’Andorre est de favoriser et de renforcer l’activité économique du pays. C’est pour cela que l’un des grands axes est de prévenir les besoins futurs d’équipements qui promeuvent les infrastructures nécessaires et qui stimulent les initiatives de futur pour l’intérêt général. Actuellement, les infrastructures et les communications d’Andorre sont les mêmes qu’au XIXº siècles, par route avec la France et l’Espagne. Face à cette réalité, la Chambre étudie la viabilité de toutes les options alternatives pour améliorer la communication avec l’extérieur.

Ils travaillent sur deux dossiers importants : la liaison avec l’Europe par train et l’accès à tout le monde par voie aérienne, au moyen d’un aéroport international dans le territoire national. La mise en place de tout projet d’amélioration des communications d’Andorre serait importante et établirait un nouveau cadre de relations extérieures favorables pour tous, et entraînerait aussi un bénéfice directe pour les résidents du pays et pour les plus de 8 millions de visiteurs que nous recevons chaque année.

Toute alternative serait compatible avec les accès actuels et supposerait une amélioration vitale.

Contexte actuel des infrastructures

La zone d’attraction touristique est définie selon la distance par heures de trajet, et la portée des communications actuelles est de 300 kilomètres. Pour des séjours courts, les visiteurs se déplacent par route (jusqu’à trois ou quatre heures), dans un rayon qui arrive jusqu’à Barcelone, Saragosse, Toulouse et Montpellier. Pour des distances plus longues, l’Andorre est connectée par avion a travers de Barcelone ou de Toulouse, des connexions qui représentent des déplacements de plus de sept ou huit heures. Un aéroport international dans le territoire national représenterait un rayon d’action de 5.000 kilomètres, une porte au monde.

Cette infrastructure stimulerait l’arrivée de touristes au-delà de l’environnement immédiat (1h30 min de vol = 1.000 km de distance) ; accès direct aux marchés touristiques extra-communautaires, indépendamment de la politique européenne des visas ; option de vols privés, avec l’ouverture au tourisme de luxe, et une solution d’amélioration de la qualité de vie des résidents en Andorre, dans le domaine privé, mais aussi comme facteur stimulant des affaires des entreprises andorranes.

Le Plan de désenclavement de l’Andorre

Le Plan de désenclavement est un projet stratégique de la Chambre pour proposer des solutions alternatives aux nouveaux horizons économiques et ceci supposerait :

Un agrandissement de la zone d’influence

Une diversification économique (plus d’investissement étranger)

Compétitivité touristique et commerciale

La Chambre a considéré quatre raisons principales pour commencer le Plan de désenclavement.

Dans un premier temps, la situation géographique d’Andorre, qui identifie le pays comme un trésor naturel, mais avec un accès seulement par route qui limite nos possibilités. Le train et l’aéroport agrandiraient le rayon d’attraction et d’accès. En second lieu, la nécessité vitale d’attirer de nouveaux publics avec un potentiel économique plus élevé.
En troisième lieu, comme un levier pour stimuler la croissance, face à la crise du commerce traditionnel et la faiblesse que souffrent la plus grande partie des secteurs d’activité. Et enfin, face à la globalisation économique, il faut travailler pour éliminer les « freins » dans les communications, pour réussir une destination plus attractive, et pour créer des leviers d’attraction et d’ancrage pour les nouvelles générations du pays.

Les principes avec lesquels ils ont travaillé dans le plan sont :

• Vision du pays

• Études qualifiées

• Objectivité

• Volonté de transparence

Dans le cas de l’étude de viabilité de l’aéroport, ils ont avancé graduellement par stages, même s’ils sont encore dans un stage d’évaluations préalables. Deux études ont été menées jusqu’à maintenant. La première, menée par la société NAVBLUE (filiale d’Airbus), qui a travaillé sur les procédures et la localisation, et la deuxième, à la charge de la société CGX, qui a évalué la structure nécessaire pour un aéroport. Enfin, dans ce premier stage d’évaluations préalables, il faut encore réaliser une étude pour évaluer quel serait l’impact acoustique et environnemental de cet équipement.

Conclusions générales

Un événement marquant

La Chambre de Commerce, dans son rôle d’impulser l’activité économique, avec une évidente inquiétude pour le futur, comprend que la construction de nouvelles infrastructures de communication représente une opportunité de croissance, de diversification économique et de nouvelles options professionnelles et entrepreneuriales pour les générations actuelles et futures, un événement marquant pour l’économie du pays.

Malgré tous les avantages que supposerait avoir un aéroport international dans le territoire national, et malgré que les premières conclusions des deux études soient très encourageantes, il s’agit d’une décision qu’il faut évaluer très bien. Une fois toutes les études techniques finies et avant de mettre en marche ce projet stratégique, il faudra évaluer des aspects importants comme par exemple l’impact environnemental, l’investissement nécessaire, le rendement du nouvel équipement (son exploitation) et l’alignement stratégique avec les plans de développement socioéconomiques du pays dans le domaine des infrastructures.

Toute politique d’infrastructures devra être formulée et exécutée pour assurer le développement durable, promouvant un équilibre, élevant la compétitivité nationale et améliorant la qualité de vie du pays, sur une base d’harmonie entre le développement et l’environnement. Un aéroport international dans le territoire national supposerait connecter de façon différente avec le monde, ce qui casserait le statu quo que l’Andorre a réaffirmé au cours des siècles, et représente en même temps, une approche pour avancer vers un modèle de réactivation économique très nécessaire.

La mission de la Chambre a été d’effectuer les études de viabilité nécessaires pour pouvoir prendre la meilleure décision. Maintenant, la décision finale est entre les mains des citoyens qui, à travers leurs représentants politiques, ont l’opportunité d’ouvrir une nouvelle porte au monde, ce qui pourrait supposer un événement marquant dans l’histoire socioéconomique de l’Andorre.

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