Lac Léman

Le lac Léman, également appelé lac de Genève, est un lac d’origine glaciaire situé en Suisse et en France. Par sa superficie, c’est le plus grand lac alpin et subalpin.

Le lac, d’une longueur d’environ 72,8 km et d’une largeur maximale inférieure à 14 km, est en forme de croissant orienté de l’est vers l’ouest. Le rivage nord et les deux extrémités sont suisses et sont partagés entre les cantons de Genève, de Vaud et du Valais. Le rivage sud, quant à lui, est français et situé dans le département de la Haute-Savoie. La frontière franco-suisse passe au milieu du lac. Sa superficie est de 581,3 km² et sa profondeur maximale est 309,7 m.

Le Léman est principalement alimenté par le Rhône, fleuve franco-suisse qui coule d’est en ouest, constituant 75 % des apports. Sa formation a des origines multiples : plissement tectonique pour la partie du Grand-Lac et action du glacier du Rhône pour le Petit-Lac (entre Yvoire et Genève). Il s’est constitué lors du retrait progressif du glacier du Rhône après la dernière période glaciaire, il y a près de seize mille ans. Ses berges ont été fortement artificialisées.

En 2006, selon une étude de la Commission internationale pour la protection des eaux du Léman (CIPEL), seulement 3 % de côtes sont encore sauvages. Hors 23 % de prés semi-naturels et de cultures, environ 60 % des berges et abords sont aménagés, enrochés, pavés, privatisés, ce qui limite probablement l’expression de l’écopotentialité du site.

Le bassin lémanique est constitué par trois unités géologiques principales.

Les roches sédimentaires mésozoïques du domaine jurassien constituent le substratum rocheux profond dont la partie émergente forme le massif du Jura ainsi que le Salève (1 379 m). Son implication sur le Léman se réduit à la présence d’accidents décrochant qui traversent le bassin lémanique du nord-ouest au sud-est mais sans avoir d’impact sur les dépôts superficiels quaternaires. À la verticale du Léman, ces roches constituent un substratum plongeant sous les reliefs des Préalpes et des massifs cristallins externes dans le cadre de l’orogenèse alpine.

La dépression occasionnée par la flexure de la plaque eurasiatique plongeant sous la plaque africaine constitue le bassin d’avant-pays nord alpin dont le remplissage molassique forme l’encaissant du lac. La molasse, datant de l’Oligocène et du Miocène, est subdivisée en deux grands ensembles tectoniques.

La molasse du plateau est très peu déformée et correspond à la moitié nord-ouest de l’encaissant du lac. La moitié sud-est du lac est creusée dans la molasse subalpine ou molasse charriée (Rupélien). Cette dernière chevauche la molasse du plateau et se distingue par de nombreuses déformations entraînant la formation de reliefs d’altitude modérée tels que le mont Pèlerin (1 079 m).

En raison de son origine glaciaire, le Léman présente une topographie similaire à celle des vallées glaciaires avec notamment un fond partiellement plat au milieu du lac. Les variations bathymétriques permettent de distinguer le Haut Lac, constituant le versant amont du lac, du Grand Lac qui définit la partie centrale et la plus profonde du lac tandis que le Petit Lac se distingue par une profondeur inférieure à 70 m.

Le Léman comporte plus d’une centaine de ports répartis sur le littoral lacustre. Si la plupart sont gérés par les collectivités publiques, certains sont opérés par des structures privées comme des sociétés nautiques (Port de la Nautique à Genève) ou des coopératives. L’Office des Nations unies à Genève gère aussi sa propre installation portuaire (UN Port) à l’extrémité nord de Genève. Le port du Vieux-Rhône est le seul port à ne pas être situé sur la rive du lac mais le long du Vieux-Rhône.

Un service de bateaux à aubes (dont la flotte est appelée Belle Époque), dessert depuis le XIXe siècle les principales localités entourant le lac. Sa gestion est confiée à la Compagnie générale de navigation sur le lac Léman (CGN).

La mission de la CGN est l’exploitation commerciale des moyens de transport sur le Léman, l’entretien, la conservation et l’exploitation des bateaux. En plus de sa flotte, la CGN possède un chantier naval à Lausanne, à proximité du port.

La flotte comprend 5 bateaux à vapeur et à roues à aubes, 3 bateaux à propulsion diesel-électrique et à roues à aubes, 5 bateaux sans roues à aubes, 4 vedettes et 2 navibus.

La Société Internationale de Sauvetage du Léman (SISL) est une organisation franco-suisse à but non lucratif ayant pour but le sauvetage sur le lac. Formée de 2 200 membres bénévoles, elle est active depuis 1885. Elle est organisée en 34 sections, qui ont chacune la responsabilité d’un poste de sauvetage.

Le lac est lié à l’organisation de nombreuses compétitions sportives, notamment dans le domaine nautique, mais aussi des épreuves d’autres sports pratiqués sur ses berges.

Le siège du Comité international olympique est situé au bord du Léman au château de Vidy et son musée longe le quai d’Ouchy, à Lausanne.

  • Bol d’or : chaque année, au mois de juin a lieu la plus importante compétition de voile au monde sur plan d’eau fermé (lac). Près de 600 bateaux y prennent part en moyenne. Le but est de réaliser le plus vite possible l’aller-retour entre Genève et Le Bouveret.
  • Cinq jours du Léman : c’est la plus longue course d’endurance en bassin fermé d’Europe. Au cours de l’année, de nombreuses autres régates se disputent sur le lac, les séries multicoques étant très bien représentées.

Outre les grandes villes du bassin lémanique dont Genève et Lausanne, on trouve sur la Riviera vaudoise le château de Chillon. Les sites présentés ci-dessous sont situés à proximité immédiate de la rive lémanique :

Le lac comprend également de nombreuses plages, notamment dans les grandes villes côtières. Depuis juin 2018, une nouvelle plage publique située dans le quartier des Eaux-Vives, près du centre de Genève, est accessible gratuitement. Celle-ci s’étend sur environ 400 mètres sur la rive du lac et peut accueillir jusqu’à 8 000 baigneurs

Transport

Le Léman Express, abrégé en LEX, est un réseau au gabarit ferroviaire de transport en commun qui dessert Genève et son agglomération transfrontalière. Constitué de sept lignes, il dessert 45 gares pour 230 kilomètres de voies. Du fait de sa situation transfrontalière, à cheval sur la Suisse et la France, ce réseau est coordonné par Lémanis, une filiale commune aux deux exploitants, les CFF et la Société nationale des chemins de fer français (SNCF), qui est aussi chargée de sa promotion.

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