Faune des Pyrénées: La marmotte (marmota marmota)

Faune des Pyrénées: La marmotte (marmota marmota)

Fiche d’identité :

Classification : Mammifère
Famille : Sciuridae
Ordre : Rongeur
Poids : 5 kg
Taille : entre 50 et 70 cm
Alimentation : Omnivore (végétaux, graines et petits invertébrés)
Reproduction : avril, mai
Longévité : entre 15 et 18 ans.
Portée : 2 à 7 marmottons
Gestation : 5 semaines
Allaitement : 1 mois
Déplacement : Plantigrade
Hibernation : de octobre à avril (6 mois).
Habitat : Montagne entre 1300 et 2800 mètres d’altitude. Mais on la retrouve souvent à des altitudes inférieures. Elle aime les terrains dégagés et en pente lui permettant de surveiller d’un point haut. Elle préfère les versants sud dans des terrains où les plaques d’herbe alternent avec rocailles.

Origine :
La marmotte des Alpes est venue d’Asie il y a 200 000 ans (pléistocène), lors du dernier intervalle interglaciaire. Son extension en France a été considérable au quaternaire (on a retrouvé des fossiles de marmottes du Bas-Rhin aux Pyrénées Atlantiques). Elle a été longtemps chassée (pour sa viande, sa peau et sa graisse) ce qui peut expliquer qu’elle se soit réfugiée en montagne.

La marmotte a toujours peuplé les Alpes mais a été réintroduite dans les Pyrénées.

Description :
Corps trapu, souple, puissant, membres courts dotés de 5 griffes aux pattes postérieures et de seulement 4 aux pattes antérieures (le pouce ayant disparu), oreilles discrètes, immenses incisives et ongles longs, un grand nombre de vibrisses (longs poils tactiles de la moustache, des sourcils, de la joue ou du menton qui lui servent à se diriger dans l’obscurité des terriers). Tout démontre l’adaptation de la marmotte à la vie souterraine et traduit qu’elle est un animal fouisseur.

Vie :
La marmotte adore creuser et ses lieux estivaux sont farcis de tunnels, boyaux inachevés et autres travaux pour le simple plaisir de fouir et de remuer la terre.

Elles aiment la vie sociale et s’intéressent manifestement à leurs congénères. Mais on parle néanmoins de vie semi-communautaire car les activités coopératives des différents membres d’une même société se limitent à peu de chose.
Ainsi la légende de la sentinelle accréditée n’est pas fondée. Chaque animal étant naturellement vigilant, c’est le mieux placé qui signale le danger aux autres.

Des comportements d’apaisement tels que les flairages de face, les toilettages mutuels et les jeux contribuent à maintenir la cohésion dans le groupe.

Chaque groupe familial, dont les membres hibernent ensemble, est composé d’un couple reproducteur accompagné de leurs descendants des 2 ou 3 dernières années soit en tout de 5 à 15 individus.

Les terriers ne sont pas forcément attitrés et en cas de danger, elle se jette dans le premier trou venu sans que cela pose problème aux occupants.

La territorialité reprend ses droits au moment de la reproduction où chaque couple s’approprie un espace vital dont les limites sont marquées par des sécrétions de glandes situées sur les joues.

C’est sur une litière bien sèche (nid) et après avoir bouché l’entrée principale du terrier avec du foin que les femelles mettent au monde leurs petits début juin. Les marmottons pèsent alors à peine 30 g, ont les yeux clos et sont dépourvus de poils.

A la mi-septembre, elles se livrent à la fenaison. Elles coupent des herbes et les laissent sécher au soleil pour confectionner les litières d’hiver.

La marmotte est dotée d’une ouïe excellente et d’un odorat affiné.

L’arrivée d’un danger imminent, comme un prédateur, est signalé par un sifflement unique et puissant qui sera repris à l’unisson une fois le danger passé.

Ses principaux prédateurs sont le renard et l’aigle royal, ainsi que l’homme car sa chasse est autorisée quelques jours par an.

L’hibernation de la marmotte:

Fin septembre elles retrouvent leurs terriers qu’elles barricadent avec de l’herbe, de la terre et des pierres pour vivre la période froide au ralentis.

Elles s’enfouiront dès que la température s’abaissera au-dessous de 12°C, pour une hibernation de 6 mois.
Son rythme cardiaque est alors divisé par 7 ou 8 et son long sommeil est entrecoupé d’une douzaine de petites phases de réveil.

C’est une horloge interne réglée sur la consommation de leurs réserves de graisse qui réveille la marmotte au sortir de leur sommeil hivernal, début avril.

A la sortie de l’hibernation, les marmottes peuvent avoir perdu jusqu’à la moitié de leur masse corporelle.

*STAPS Font-Romeu, Renforcement randonnée pédestre, Alain Place, guide de haute montagne et de canyonning en France.

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