Professeur Sergei Siparov : Vers la géométrisation de la physique sans l’introduction du concept de la matière noire

Professeur Sergei Siparov

Sergei Victorovich Siparov s’est diplômé à la Faculté de physique de LSU, docteur en sciences physiques et mathématiques, professeur, professeur de l’université d’état d’aviation civil de Saint-Pétersbourg, auteur de plus de 150 articles, travaux scientifiques et méthodiques et monographies, dont le dernier est « Introduction à la géométrodynamique anisotrope » publié par le Monde scientifique en 2011.

Il a proposé la théorie de la gravité, aussi connue comme géométrodynamique anisotrope (GDA). Cette théorie peut fonctionner sans l’introduction du concept de la matière noire dans l’interprétation des courbures de rotation des galaxies spirales, peut expliquer la loi empirique Tully-Fisher, et élimine aussi de nombreux autres problèmes d’interprétation d’observations à une échelle cosmologique.

En ce moment il développe une dynamique métrique qui s’agit d’une approche géométrique basée sur les idées de Clifford, destinée à la construction axiomatique de la mécanique qui n’est pas reliée au concept des champs de force. Ils utilisent plutôt la modélisation de la réalité physique avec l’aide de l’espace anisotrope. Ceci permet, d’une part, la nouvelle utilisation du langage pour l’interprétation des observation mécaniques et électrodynamiques, et d’une autre part, des paradoxes de la mécanique quantique à surmonter.

J’ai visité vos présentations de nombreuses fois et elles ont toujours susciter l’intérêt, les question et les discussions du public. Pourquoi ?

Ceci est possible parce que, lors des conférences, je ne cherche pas tellement à informer sur les résultats obtenus mais de communiquer à l’audience le caractère inévitable de se poser des questions, et leurs réponses.

N’est-ce pas évident ?

Bien sûr que non. Il y a de nombreuses questions, elles sont différentes et généralement de différents degrés, il y a même plus d’approches différentes dans les réponses. Il est très difficile de trouver une question et d’en trouver la réponse, ce qui est intéressant et compréhensible pour tout le monde ou au moins pour plusieurs personnes. La plupart des chercheurs vont rapidement dans une zone restreinte et ils y « bouillent dans leur propre jus ».

Cherchez-vous particulièrement ces questions qui sont d’intérêt pour plusieurs personnes ?

Non, je commence aussi avec le problème précis. Mais au lieu de chercher sa solution, je cherche d’où vient le problème. La question apparaît inévitablement après quelques pas. Parfois elle concerne l’essentiel de la théorie appropriée.

Vous pouvez commencer à changer l’essentiel, parce que chaque problème…

Et bien, tout d’abord, je vois ma tâche comme retenir les bases ou les renforcer, en les complémentant et les développant, et après, pas tous les problèmes en ont besoin ou valent la peine.

Alors, comment faire une révolution scientifique si nous nous efforçons de retenir les bases ?

Nous devons l’étouffer en le faisant mûrir ou en le confrontant mais seulement quand tous les autres moyens ont été épuisés. Le besoin d’une situation révolutionnaire n’a pas été annulée.

Votre activité, telle qu’elle est, fait référence à une « nouvelle physique », dont tout le monde attend impatiemment l’apparition. S’il vous plaît expliquez-nous quelle est la « question inévitable » et qu’est-ce que vous faites exactement ? Au fait, avec quel problème spécifique avez-vous commencé ?

Une réponse détaillée prendrez beaucoup de temps, et vous pouvez simplement trouver mes présentations sur le canal de la page web (en russe et en anglais) https://siparov.com/ et https://www.youtube.com/user/SergeySiparov . C’était ainsi dans une coquille de noix. J’ai appris à propos des courbures de rotation planes dans les galaxies spirales ; il y avait des données d’observation qui servaient comme la base de l’introduction du concept de « matière noire ».

La théorie demandait à ce que les courbures tendent à zéro mais elles sortaient comme constantes. En examinant les détails, je suis arrivé à une contradiction : la loi Tully-Fisher (et son analogue la loi Faber-Jackson) qui suit aussi les observations n’inclut pas la matière noire. Ça ne le concerne pas. Les observations sont fiables, les théories persistent. La théorie est la théorie de la relativité qui est attaquée même par les personnes qui ne sont pas familières avec elle, et elle continue à être un des piliers inconditionnels de la science moderne, tout avec la mécanique quantique. Elle a une signification profonde et aussi du succès dans différentes descriptions des observations. Elle signifie que le mouvement sous l’action des forces gravitationnelles ne peut pas être distingué du mouvement sous l’actions des forces d’inertie, si ce dernier se produit dans la courbure correspondante.

Les forces d’inertie dépendent aussi des vitesses, ce qui dans la théorie générale de la relativité n’apparaît que dans l’ordre de décomposition suivante. Si nous considérons la vitesse immédiatement et explicitement, alors les équations originales changeront. Il s’est avéré que le changement est seulement pour que les courbures de rotation théoriques deviennent planes. En outre, la loi empirique de Talley-Fisher suit la théorie maintenant. De plus, cette approche prédit la loi de Hubble, dont la découverte fur le résultat des observations aussi. Il y avait la conviction qu’elle confirme l’idée de Friedman de l’expansion de l’univers, mais elle indique simplement la présence de structures rotatives à une échelle différente dans l’univers.

C’est impressionnant. Pouvez-vous décrire quelque chose d’autre en utilisant cette théorie ?

Bien, il y a une douzaine de différentes conséquences qui proviennent des observations. Nous pouvons expliquer certaines d’entre elles avec l’aide de la Théorie de la Croissance classique, certaines avec la matière noire, et certaines nous ne les pouvons pas expliquer du tout en ce moment.

Est-il possible de tester cette théorie avec l’aide d’observations que nous n’avons pas réalisé encore?

Une question très correcte ! Ce n’est pas facile puisque nous faisons des observations à une échelle galactique. La réponse est « oui ». Nous avons conçu, calculé et effectué un tel essai et en avons publié les résultats.https://blog.oup.com/2017/07/radio–telescopes–gravitational–waves/.

Son essence est la suivante : les ondes gravitationnelles de sources régulières telles que les doubles étoiles étroites devraient se propager de façon différente au long et à travers notre plan galactique – précisément dû à la vitesse des sources qui bougent autour du centre de la galaxie.

Ces données indiqueront le besoin de changer la théorie. Nous avons proposé l’effet de la résonance optométrique paramétrique, avec l’aide duquel nous pouvons enregistrer ces ondes en utilisant un radiotélescope conventionnel, et ensuite nous avons fait des observations à l’observatoire de Pushchino de l’Académie des sciences de Russie. Tout marche. Il y a un problème : nous avons besoin de beaucoup d’observations pour recueillir les statistiques nécessaires. Nous attendons à ce que quelqu’un s’unisse à nous.

Que veut dire tout ceci dans le sens de la « nouvelle physique » ?

Je ne peux pas dire qu’elle soit complètement nouvelle. L’idée de la géométrisation de la physique était populaire au début du XXº siècle et Einstein y était compromis jusqu’à son décès. Ils suivaient une autre forme, essayer d’associer certaines entités ou champs physiques à des objets géométriques. Maintenant nous parlons de l’équivalence de la description du phénomène, avec l’aide des champs physiques et avec l’aide de la sélection nécessaire de la géométrie. C’est-à-dire, non pas l’apparence des entités, mais la façon de les décrire.

De toute façon, ça promet encore parce qu’elle implique les nouvelles idées mathématiques dans la théorie physique. Et en plus elle marche aussi dans le micromonde. Elle a aussi ses propres paradoxes, comme la fonction d’onde introduite par Schrödinger, qui rompt complètement avec la mécanique quantique « ancienne » de Bohr. Maintenant il semble que nous pouvons décrire les résultats expérimentaux « de façon classique » même si nous utilisons l’approche géométrique. Au lieu de l’équation de Schrödinger, il y aura une autre qui apparaîtra qui marchera aussi.

Entretien : Ivan Stepanyan

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