Les résidents andorrans participent aux manifestations contre la condamnation des organisateurs du référendum-2017 en Catalogne

Les résidents andorrans participent aux manifestations contre la condamnation des organisateurs du référendum-2017 en Catalogne

« Je m’appelle Lluc, j’ai 13 ans et j’habite en Andorre », dit un jeune homme aux cheveux longs et tenant à la main un drapeau de la Catalogne. Et il continue: « Mes parents sont Catalans. Ils m’ont dit qu’ils considéraient injuste ce qui se passait en Catalogne, j’ai lu les journaux locaux et j’ai décidé de les accompagner aujourd’hui », a-t-il ajouté.

Dans la rue devant l’ambassade d’Espagne en Andorre, il y avait une foule d’enfants, d’adultes et de jeunes. Tous exigent la liberté de ceux qu’on appelle « prisonniers politiques ». « Ce qui se passe est une menace pour tous les Espagnols », on commente dans la foule. Des commentaires sont entendus: « Il s’agit d’une pure manifestation de la dictature ».

Parmis les slogans, on peut entendre « Liberté pour les prisonniers politiques ! », « Vous n’êtes pas seuls ! », ou bien « C’est injuste ! »

« Andorre ne peut rester indifférente parce que nous sommes voisins », commente Carmina Figuera et elle ajoute: « c’est dommage que le gouvernement ne rende pas public l’appui à une action démocratique telle que le fait de voter »

Les Andorrans et les Catalans qui vivent en Andorre ont pris part aux manifestations contre la condamnation prononcée contre les organisateurs du référendum sur l’indépendance de la Catalogne. La peine la plus sévère a été infligée à l’ancien vice-président du gouvernement général (le plus haut organe autonome), Oriol Junqueras – 13 ans de prison. L’accusation a nécessité 25 ans de prison.

Les anciens conseillers du gouvernement régional Raül Romeva, Jordi Turull i Dolors Bassa ont été condamnés à 12 ans. L’ex-président du Parlement de Catalogne et les dirigeants de la communauté ont passé de 9 à 11,5 ans. Le tribunal a déclaré les trois autres anciens membres du gouvernement coupables uniquement de désobéissance et les a condamné à une amende de 60.000 euros.

La réaction au verdict n’a pas pris longtemps. Les Catalans se sont immédiatement mobilisés et sont descendus dans les rues. Des manifestations ont été diffusées sur les réseaux sociaux, des vidéos ont été diffusées par une personne. Les manifestants ont bloqué les routes, des barricades ont été construites sur la chaussée. À Barcelone, certaines stations de métro ont été fermées et la connexion ferroviaire a été partiellement interrompue.

L’épicentre de l’émeute était l’aéroport d’El Prat. La police a tenté d’arrêter la foule avec des matraques et s’est dirigée vers les entrées des terminaux. Plus de 100 personnes ont demandé de l’aide à des médecins et plusieurs dizaines de vols ont déjà été retardés.

L’action à l’aéroport a lieu pour la première fois. « Ce fait sera immédiatement perceptible, les personnes en dehors de l’Espagne verront ce qui se passe et diffuseront des informations à travers leurs amis et les membres de leur famille. La décision de la Cour suprême est injuste, des gens sont descendus dans la rue parce qu’ils étaient scandalisés », ont déclaré des manifestants en Andorre.

Les résultats des événements de ces derniers mois sont la preuve que le « système s’effondre » et que la situation dans le pays « se polarise de plus en plus ». Les gens sont convaincus que leur volonté doit être prise en compte.

« Ce qui se passe en Catalogne est directement lié à l’Andorre en raison de la proximité et du fait que l’Andorre et la Catalogne sont liées. Andorre partage avec la Catalogne la langue et de nombreuses traditions », ont commenté les manifestants.

Les actions prévoient de continuer les 17 et 18 octobre.

El Periòdic, ALL-ANDORRA – ALL PYRENEES

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