L’argent liquide sera le meilleur actif lors des 12 à 24 mois prochains, dit L. Burke Files, un expert en finance internationale, audit préalable et anticorruption

L'argent liquide sera le meilleur actif lors des 12 à 24 mois prochains, dit L. Burke Files, un expert en finance internationale, audit préalable et anticorruption

Burke Files est un chercheur international, expert en audit préalable et finance internationale, et initié dans le monde de l’entreprise. Pendant presque trois décennies, il a travaillé comme spécialiste en finance internationale et audit préalable dans des projets dans plus de 100 pays. Avant de fonder FE&E en 1993, il était FCM et CTA de produits agréé en Oppenheimer Rouse et il était le directeur de Finance de l’entreprise à American National Group. M. Files continue à être dans plusieurs conseils de sociétés privées et travaille en finance internationale, audit préalable et anticorruption.

Files est actuellement président de Financial Examinations & Evaluations, Inc. dans le Comité de gestion d’INTERFIRMA, au Luxembourg, cofondateur de l’Organisation internationale d’audit préalable, président de l’Institut américain anticorruption, directeur à Nielsen Spirits, Inc. et comme conseiller interne à Shank Glazing Solutions.

Spécialités : Audit préalable, recherche financière, propriété intellectuelle et recherches d’information critique, et se concentre en engagement international.

Aujourd’hui nous parlons avec M. Burke Files à propos du système bancaire mondial en 2019 :

Maintenant, presque 100 pays ont signé un accord d’accès au traité d’échanges automatiques de données fiscales dans l’OSCE.  Comment a changé le marché bancaire international après ceci ?

L’OCDE et la soif de ses membres pour les revenus fiscaux causent beaucoup de tort à leurs membres et spécialement aux pays en développement. L’harmonisation fiscale, les exigences des TIEAS et l’élimination de l’arbitrage régulateur sont le combustible qui alimente presque 90 pays différents qui se sont trouvés dans l’une des listes noires de l’OCDE / GAFI. Alors qu’est-ce qui a changé ? Il est plus difficile que jamais comme multinationale de chercher ou même de maintenir des services bancaires internationaux et domestiques. Les banques ne sont pas intéressées suffisamment à investir dans le KYC (Know Your Customer). Scandale après scandale est un indice empirique que le travail réalisé en KYC est très mauvais. Ainsi, maintenant, si la banque ne veut pas comprendre votre commerce, elle ferme votre compte. En fin de compte, pour les commerces qui ont une chiffre d’affaire de moins d’un million par an, il est plus économique pour la banque de fermer le compte et de sembler dur devant des régulateurs que de réaliser l’audit préalable de KYC exigé.

En même temps, ceci accélère la désintermédiation des banques des services financiers. Les fonds dans tout le monde investissent dans la banque alternative et les services de paiement. Les dix meilleures monnaies virtuelles en janvier 2019 avaient presque 140 millions dans les fonds de caisse. Cependant, en 2017, 690 millions d’utilisateurs ont effectué plus d’un milliard de dollars par jour de paiements avec leurs portables.

Les prêts privés éclipsent les prêts bancaires dans presque tous les pays. Même aux États-Unis, les comptes de prêts privés correspondent à 50% des emprunts. Dans quelques pays en développement, les comptes de prêts privés correspondent à plus de 70% du marché.

De retour à la question, TIEAS, FATCA, OCDE/GAFI, et d’autres exigences ont changé essentiellement tous les clients d’un actif à un passif potentiel. Les banques qui autrefois suppliaient des versements exigent maintenant au déposant de demander un compte à la banque. Il n’est pas étonnant que les clients soient partis ailleurs. L’hyper-régulation fiscale et le blanchiment d’argent continueront à forcer les gens et les commerces à chercher d’autres solutions pour affronter leurs besoins de paiement, d’emprunt et d’investissement.

Les régulations mêmes levées sur les institutions financières ont forcé le client à chercher des fournisseurs de services financiers non-traditionnels seulement pour continuer leur activité.

Quels sont, selon vous, les principaux scandales de corruption bancaires ces derniers temps ?Que concernent-ils ?

Les scandales bancaires plus grands sont reliés à la sortie de capital, corruption et des fraudes financiers massifs.

La sortie de capital est quand l’argent des personnes d’un certain pays sort pour une de plusieurs raisons. Les trois raisons principales sont l’instabilité politique, la direction stupide ou des impôts élevés – et elles ne sont pas exclusives. La sortie de capital est mesurée par l’exode de millionnaires d’un pays.

Le pays qui a vu partir plus de millionnaires est la Chine – mais il s’agit d’un pays densément peuplé et le pourcentage de millionnaires qui sont partis est petit. Ceci contraste avec la France qui a vu le plus grand pourcentage de ses millionnaires partir. Dans les 5 dernières années, il est estimé que 28% des millionnaires sont partis de la France. Les grands perdants de sortie de capital sont la France, la Chine, la Russie, l’Inde, le Brésil et la Turquie. Les grands gagnants sont l’Australie, les États-Unis, le Canada, la Grèce et l’Israël. Dans un scrutin effectué il y a quelques mois – plus de la moitié des millionnaires chinois ont hâte de partir. Qu’est-ce qui les arrête ? Les contraintes sévères pour convertir le yuan.

Les scandales ont doublé : la Russian Laundromat, le scandale de trading miroir de Deutsche Bank et les 280 milliards de virements hors de la Russie du Danske Bank. Il s’agit de problèmes qui semblent être des sorties de capital avec un peu de soupçon de fraude fiscal.

En toute justice, les russes qui ont converti leurs roubles en d’autres devises entre 2007 et 2014 ne peuvent pas être reprochés. La rouble était supportée artificiellement et tout le monde le savait. Les complots étaient simples – utiliser les cours pour déplacer l’argent par la Moldavie, acheter des obligations en roubles et les vendre en dollars le même jour, ou bien utiliser une société avec des autorisations valides d’export/import pour convertir les roubles en d’autres devises. En 2014, quand le Gouvernement russe retient le soutien, la rouble perd 40% de sa valeur en très peu de temps et ces complots cessent. Ils avaient cessé bien avant d’être découverts.

La corruption est un fléau autour du monde, spécialement au Brésil, Azerbaïdjan, États-Unis, Détroit, Nigeria, Allemagne et Grèce. La corruption est toujours reliée à une solution d’acquisition commerciale ou politique. Ceci a mené à la discussion de qui est considéré une PPE (« personne politiquement exposée ») ? Alors qu’elle est définie vaguement dans les régulations, la définition de PPE est mal comprise dans la pratique. Beaucoup de banques européennes ont pris à la légère treize membres de l’Assemblée parlementaire du conseil de l’Europe (APCE) et leurs époux et commerces qui furent exclus de l’APCE car ils acceptèrent des cadeaux et des pot-de-vin du Gouvernement d’Azerbaïdjan. Est-ce que c’est tout ? Ces membres ont trahit l’Europe, leurs pays, et leurs familles pour un montant d’entre 30.000 et 50.000 euros chacun. Aucune des banques semble avoir déposé un SAR (rapport d’activités suspectes) sur le groupe. Avec ce type de sanctions, la simple application de l’interruption et de la corruption en Europe est une farce. Il est aussi certain que les banques n’ont pas compris leurs clients, qui étaient leurs époux, et les sociétés de façade propriété de ceux visés par les cadeaux, et utilisées par eux. En plus, que dire sur le problème de la corruption entre deux ou plus sociétés privées ? Les scandales qui impliquent corruption continueront tandis que les sanctions soient légères et les bénéfices à obtenir sont grands.

Comment peut une banque repérer une PPE ? Combien de niveaux doit observer la recherche pour trouver une relation jusqu’aux enfants et quelle largeur doit avoir la recherche pour comprendre tous les membres de la famille pour satisfaire les régulateurs ? Comment doivent être surveillés ces comptes ? Maintenant, toutes les institutions financières doivent dépenser une quantité excessive de temps à trier les opérations de personnes politiquement exposées. J’ai connaissance que plusieurs banques licencient tous les clients PPE dû à leur politique. Comme un banquier lança malicieusement : « Pourquoi s’importuner avec les PPEs ? Les personnes honnêtes ne gagnent pas suffisamment d’argent pour que l’effort de la désignation et la surveillance vaille la peine. »

Pouvez-vous nous parler de la banque privée américaine, européenne et asiatique en 2019 ?Quelle est la différence ? Les avantages compétitifs les uns sur les autres ?Quels sont les inconvénients ?

En matière de services – la banque privée asiatique est en hausse. Les banques asiatiques offrent plus de produits et de services d’un manière intégrée. La banque privée européenne est bonne mais elle croît vieille et paranoïaque. Les services de la banque privée aux États-Unis sont limités, fragmentés mais solides.

La sécurité est du côté des banques américaines. Même si elles sont limitées dans ce qu’elles peuvent offrir, la grande majorité des banques des États-Unis sont fiscalement solides. Les banques européennes sont sur un point d’inflexion fragile. Toute régression européenne importante causera une crise considérable dans la liquidité européenne. Alors que quelques banques échoueront, d’autres auront besoin de déposants et de porteurs d’obligations pour payer la caution de leur banque. Plus le pays est socialiste, plus les problèmes peuvent survenir. Les banques asiatiques sont de loin les plus risquées, surtout toutes les banques dont le propriétaire est un gouvernement qui est engagé lourdement dans la dette du gouvernement ou de sociétés qui sont propriété ou qui réalisent la plupart de leurs affaires avec des gouvernements. J’espère aussi voir une vague de consolidation des banques asiatiques. La consolidation produira des banques plus robustes et réduira les risques ou elles feront faillites tôt ou tard ? Je crois que la réponse est oui aux deux options.

Aux premiers signes importants de tout récession, les modèles de commerce obligeront à une liquidation massive des capitaux propres outre-mer et des émissions déclenchant de la dette avec les réserves de capital et des problèmes systémiques de liquidité. Les devises des pays en développement sera dévaluée, et le USD, euro, GBP, et SF seront surévalués. Ne soyez pas surpris par des relevés bancaires reformulés drastiquement qui sont soumis aux marchés et aux autorités régulatrices.

Quels sont les 5 meilleurs pays à avoir les meilleurs (sûrs) systèmes bancaires en 2019 ? Et les 5 à avoir les systèmes plus risqués ? Entre les 5 meilleurs se trouvent : États-Unis, Canada, Australie, Royaume-Uni, Pays-Bas. Les 5 derniers sont : Chine, Turquie, France, Brésil et tout pays gouverné par un dictateur ou un socialiste (souvent indiscernable).

Les indices se basent sur la capacité de réponse aux crises passées et non pas sur la quantité de capital mais sur la solidité du capital. La solidité du capital est vue comme méfiante quand il y a une probabilité solide de pertes accélérées en raison de la sortie de capital.

Une question à part sur la banque privée suisse :Quelle est sa compétence en 2019 ?Ou quels sont les systèmes bancaires européens les plus compétents en 2019 ?

La banque privée sera toujours nécessaire. Les firmes suisses fournissent des services compétents à un prix assuré. Les personnes et les firmes ont besoin de sécurité et de confidentialité financière. Les personnes en ont besoin pour réduire l’exposition à des problèmes tels que l’enlèvement. Les firmes ont besoin de la banque privée pour éviter de télégraphier l’information sur la recherche, le développement de nouveaux produits et marchés, ainsi que la profondeur des ressources financières à leurs concurrents.

Quels sont essentiellement les nouveaux services bancaires que les banques ont commencé à offrir ?

Les banques explorent l’addition de services pour soutenir les procès des commerces ainsi que la gestion de la trésorerie multinationale de commerces familiers et de conglomérats. Alors que le « fintech » entre dans la sphère « fintech », il est principalement destiné aux services promotionnels de clients tels que les robo-advisors et les applis de paiement.

Les banques développent aussi des unités fermés pour les nécessités de client spécifiques comme les finances basées sur le commerce, les investissements crédit-carbone, et le commerce, et ils vérifient les empreintes environnementales pour la durabilité.

Quelles sont vos recommandations pour les clients riches en 2019 : investissement ou banque privée ?

De se préparer pour une régression qui sera virulente, rapide et brutale. Les investisseurs demanderont des emprunts, les marchés en développement verront une sortie de capital à des domiciles plus sûrs. Ainsi, ceux qui auront de l’argent liquide seront peut-être capables de chercher de bonnes affaires privées. L’argent liquide sera le meilleur actif lors des 12 à 24 mois prochains.

Est-ce qu’il y a des différences essentielles entre les principes d’audits financiers bancaires aux États-Unis, en Europe ou dans les pays asiatiques ?

La différence entre les principes d’audits aux États-Unis et les internationaux est vraiment très petite. Il existe vraiment une différence dans l’habilité et la capacité des auditeurs. Les États-Unis possède un groupe de principes robustes et en général une bonne application. Les scandales récents, avec la présentation d’une firme comptable informatrice, ont secoué les fidèles, mais les États-Unis ont encore les meilleurs auditeurs et capacités. L’UE est au même niveau, mais beaucoup manquent de l’habilité de s’opposer à leur client audité et beaucoup d’auditeurs n’ont pas une acquisition défensive s’ils deviennent des informateurs.

Les audits en dehors de l’Asie, du Moyen Orient, de l’Afrique, et à un niveau inférieur en Amérique Latine sont effectués par des professionnels qui n’ont pas développé la mentalité d’audit financier, comme groupe. Les auditeurs sont très intéressés à bien s’entendre avec le client et moins avec la dignité de la profession. Leurs tests sont souvent superficiels et négligents. Ils comprennent la comptabilité mais ils n’ont pas développé leur habileté d’audit. Je me méfie profondément de tous les audits chinois.

Est-ce que les auditeurs peuvent, en principe, prédire l’effondrement d’une banque ?Par exemple, est-ce que nous pouvons faire confiance aux groupes du « big four » ?

Les auditeurs ne prédisent rient. Ils sont là pour assurer que la société représente sa situation financière équitablement et dans les faits en fournissant l’information financière pour respecter les principes exigés. Ceci dit, le travail des big four s’est dégradé au cours de ces dernières années. Quand 80% des heures de contact d’audit se fait avec des personnes qui ont moins de 4 ans d’expérience, vous commencezà voir le problème.

Pour prévoir tout effondrement, nous devons vraiment comprendre le portfolio de clients, d’emprunts, d’investissements d’une banque et les marchés qui font le service. Les risques peuvent souvent être des risques consolidés – les banques qui ont un portfolio de risques consolidés sont les plus vulnérables aux impacts du marché.

Sécurité de données et fuite d’information.SSAE standard 18 (*nouveaux principes d’audit). Quels sont les scandales principaux associés à la fuite d’information ?

Qu’est-ce qu’il y a de nouveau dans le SSAE 18 ? Il s’agit des changements essentiels que les sociétés actuellement réalisant un SOC 1 ou 2 (un rapport SOC 1 ou SOC 2 est un aperçu indépendant du panorama de contrôle d’une organisation à un jour donné), ou qui vont le réaliser dans un futur proche, doivent considérer à partir de cette année :

Les organisations de services devront s’équiper d’un tiers programme de gestion des fournisseurs formel.

Les organisations de services devront s’équiper d’un procès formel d’évaluation du risque annuel.

Les firmes d’audit ne sont pas préparés pour être les seuls arbitres de ce principe. Elles ont besoin d’aide technique réelle en sécurité informatique et en prévention, détection et récupération de ruptures. Non seulement il y a un besoin d’experts internes, mais aussi des fournisseurs externes qui aident la société qui fournit des services.

En plus, toutes les sociétés avec des données détaillées de clients comme les institutions financières, hôpitaux, ou même les gouvernements devraient se souscrire à certains services qui offrent une évaluation en temps réel de toute tentative d’entrée. Les décisions sur la protection de données doivent maintenant se faire en millisecondes, non pas en heures ou jours.

Entretien : Irina Rybalchenko

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