Èze Village : le nid d’aigle

Èze situé juste après Nice, en allant vers Menton, Eze s’étend en bord de mer du Cap Roux à la pointe de Cabuel.

Fait partie de la Côte d’Azur.

Les plus anciennes traces d’occupation des sols sur la commune remontent au néolithique vers 2000 ans avant J.-C. au Mont Bastide.

Le nom d’Eze viendrait soit du port d’Avisio, situé dans la baie de Saint-Laurent d’Eze mentionné dans l’itinéraire maritime d’Antonin, soit comme le rapporte la tradition orale, de la déesse Isis que les Phéniciens auraient vénérée sur le rocher.

A partir de 1388, Eze appartient à la Maison de Savoie. Dès lors sa destinée sera liée à la politique de ce petit royaume souvent opposé à la France. Conscients de l’intérêt stratégique du Comté de Nice, leur seule ouverture maritime, les comtes de Savoie améliorent les fortifications d’Eze et protègent la cité d’une double porte fortifiée, “la Poterne”.

Ils apportent aussi de nombreuses modifications au Château, bâti dans le courant du XIIe siècle, afin de l’adapter aux progrès de l’artillerie.

En 1543 La flotte turque et son allié français commandés par Barberousse dans leur lutte contre Charles Quint, s’emparent du village.

En 1706, Louis XIV porte un coup décisif à la cité pendant la guerre de Succession d’Espagne en ordonnant la destruction des remparts et du château afin de supprimer un éventuel point de résistance entre Villefranche et Monaco.

Des vestiges de lignes fortifiées en pierres sèches témoignent aussi de la présence sur la commune de troupes françaises, alliées cette fois, pendant la guerre de Succession d’Autriche au milieu du XVIIIe siècle.
Entre la Révolution française et la fin du Ier Empire la commune est annexée à la France et y est définitivement rattachée après le vote à l’unanimité des Ezasques les 15 et 16 avril 1860.

Pendant une partie du Moyen Age la commune est aux mains de quelques familles seigneuriales dont les noms résonnent toujours dans les ruelles : Riquier, d’Eze, Badat, Blacas…

Avant le Xe siècle, Eze, comme Nice et une quinzaine villages, appartenaient à une seule famille apparentée au comte de Provence.

Jusqu’à la fin de la première guerre mondiale, les Ezasques vivaient surtout du revenu de leur terre complété par l’élevage de quelques chèvres, brebis et, dans une moindre mesure, du vers à soie. La culture sur “planches”, ces parcelles soutenues de murets en pierres sèches nécessitait de nombreux efforts.

Parmi les arbres fruitiers, certains étaient plus précieux que d’autres, le figuier (la figuiera), le caroubier, la vigne (la souca), l’olivier et les agrumes, cédrats, orangers ou citronniers.

Tourisme

Perché en nid d’aigle au sommet d’une imposante et superbe falaise, vous apercevrez de loin le village et son église ocre clair.

La porte du village franchie vous découvrirez un petit village provençal plein de charme, généreusement fleuri et offrant de superbes panoramas sur la mer et la côte.

Petites ruelles de pierres, passages voûtés, maisons de pierres superbement restaurées, placettes ombragées, fontaines anciennes rafraîchissantes, vous irez d’émerveillements en émerveillements, tel un décor de théâtre, le village vous semblera presque faux tellement il est beau… !

De nombreuses petites boutiques d’artisanat solliciteront votre curiosité… (certaines ressemblent à des petites cavernes creusées dans la roche).

Les ruelles du vieux village médiéval sont un véritable témoignage de l’histoire d’Eze, les deux tours de garde à l’entrée du village, la poterne, la canonnière sont classées monuments historiques.

Le chemin de Nietzsche est un sentier qui relie le village d’Èze au sommet de sa colline à 400 mètres d’altitude environ jusqu’à Èze-sur-Mer sur la Méditerranée.

Comme de nombreux écrivains, il a besoin de marcher pour créer :

« L’agilité des muscles fut toujours la plus grande chez moi lorsque la puissance créatrice était la plus forte. Le corps est enthousiasmé … Je pouvais alors, sans avoir la notion de fatigue, être en route dans les montagnes pendant sept ou huit heures de suite. Je dormais bien, je riais beaucoup. J’étais dans un parfait état de vigueur et de patience. »

Il y conçoit la troisième partie de son œuvre Ainsi parlait Zarathoustra :

« L’hiver suivant, sous le ciel alcyonien de Nice qui, pour la première fois rayonna alors dans ma vie, j’ai trouvé le troisième Zarathoustra – et j’avais ainsi terminé. (…) Cette partie décisive qui porte le titre : « Des vieilles et des nouvelles Tables » fut composée pendant une montée des plus pénibles de la gare au merveilleux village maure Eza, bâti au milieu des rochers. »

Nietzsche revient chaque année sur la Riviera jusqu’en 1888.

La grande corniche vous fera découvrir un parc forestier superbe sur environ 610 hectares.

A voir, à visiter :

La chapelle des Pénitents Blancs

L’église paroissiale et sa nef baroque

Le cimetière où repose le célèbre humoriste Francis Blanche

Le jardin d’Eze

Visite des savonneries Galimard et usine des parfums Fragonard

Le sentier Friedrich-Nietzsche (L’Astrorama)

Le Fort de La Revère (col d’Eze).

Shopping

Èze est surtout connu pour ses galeries d’art.

Meilleurs restaurants

La Chèvre d’Or, rue du Barri, 90 – 260 EUR • Cuisine créative. Deux étoiles MICHELIN

Comment y arriver ?

Aéroport le plus proche : Nice-Côte d’Azur

La gare d’Èze-sur-Mer est une escale de voyageurs pour la Société Nationale des Chemins de fer (SNCF), desservie par les trains TER Provence-Alpes-Côte d’Azur.

Informations

Superficie : 9,5 km2

Population : 2 300 habitants

Langue : français

Monnaie : euro

Visa : Schengen

Heure : Europe centrale UTC +1

Coordonnées : 43 ° 43′43 ″ N 7 ° 21′42 ″ E

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