Coaching – pour ou contre. Les attitudes interindividuelles. Comment structurer des relations avec un entraîneur personnel

Les vêtements et les chaussures: boutique Monte Rosa sport. Photo: Alex Mostaslavsky

Coaching – pour ou contre. Les attitudes interindividuelles. Comment structurer des relations avec un entraîneur personnel

(Ce projet média est commun avec la boutique Monterosa sport)

Dans une société, il y a toujours des gens qui ont besoin de quelqu’un pour commencer un mode de vie sain, s’entraîner régulièrement, suivre un régime. On a besoin d’une sorte d’ « âme sœur » – un entraîneur, que l’on appelle selon la mode – « un coach » ou un « gourou ». C’est une personne sympathique et expérimentée qui vous inspirera la confiance, vous stimulera, vous écoutera, vous conseillera etc.
Ceux qui connaissent les affres du régime alimentaire, savent également combien il est précieux pour la réussite de cette entreprise, d’être entouré du soutien de personnes bienveillantes, aidantes, positives. Sans ces personnes, qu’elles soient des professionnelles ou non, le succès de la démarche est très compromis.
Bien sûr, parmi eux, il y a parfois des gens sans scrupules, non professionnels et mercantiles qui ont discrédité leur profession. Mais au sens professionnel, un « coach » est toujours une personne dotée de qualités humanistes, qui aide à prendre des décisions (parfois radicales), vous aide à gagner du temps et à révéler vos nouveaux talents.
Comment structurer des relations avec un « coach »? La théorie des attitudes interindividuelles du psychologue américain Elias Porter aidera à résoudre ce problème, à vous apprendre à réagir correctement aux conseils et à ne pas entrer dans une dépendance psychologique.

Selon Elias Porter, il existe six types d’attitudes interindividuelles. Le premier type est une attitude « d’évaluation-jugement ». Ces relations sont accompagnées par des phrases telles que: « Ce que vous me dites est exact, mais pourtant… », « Vous avez tort… », « Faites attention la prochaine fois… », « Vous feriez mieux de… ». Ce type de relation nous fait sentir que nous sommes sous le pouvoir d’une personne qui donne des conseils. Si votre « coach » donne des conseils avec soin et sagesse, il en résultera un effet positif (légitimité, compétence, intention claire et partagée). Si une telle relation commence à gêner – changez de « coach », sinon il vous éreintera (qui voudrait être constamment jugé par une autre personne?).

Le deuxième type est une attitude d’interprétation (basée sur l’herméneutique). Ces relations sont accompagnées par des phrases telles que: « Il m’apparaît que… », « Il est vraisemblable que… », « Voici comment je vois les choses…». Si votre « coach » est expérimenté et que son interprétation est exacte, alors c’est idéal et vous aurez la chance d’être compris. Si l’expérience ne suffit pas, l’interprétation est fausse. Il provoque l’étonnement, l’irritation, le blocage, un sentiment d’incompréhension. Et le désir de changer de « coach ».

Le troisième type est une attitude de support. Ces relations sont accompagnées par des phrases telles que: « Vous savez, toutes les personnes doivent vivre cette même situation au moins une fois … » « Je vous comprends … » « Ne vous inquiétez pas … ». De telles relations aident à sentir « l’épaule forte » sur laquelle s’appuyer dans un moment difficile, à renvoyer l’envie de se battre. Cependant, soyez prudent: un soutien excessif peut entraîner une dépendance psychologique, voire une incapacité de prendre des responsabilités.

Le quatrième type est une attitude d’enquête. Ces relations sont accompagnées par des questions: « Pourquoi? », « Comment? », « Avec qui? ». Cette attitude vous oblige à répondre constamment aux questions. D’une part, elles peuvent être perçues comme une attention du « coach », sa tentative de comprendre votre problème. Cependant, attention! Ne laissez pas passer la ligne rouge, un nombre excessif de questions peut entraîner une sensation de pression.

Le cinquième type est une attitude de compréhension. Ces relations sont accompagnées par des phrases telles que: « Si je vous comprends bien .. », « Vous avez raison … ». Le « coach compréhensif » instille une confiance en lui et contribue à un plus grand sens des responsabilités. Mais il y a un effet secondaire – la possibilité d’être manipulé mentalement.

Et enfin, le sixième type est une attitude de suggestion – conseil – ordre. Ces relations sont accompagnées par des phrases telles que: « C’est ce qu’il faut faire … » « Je propose … », « Je vous conseille de… », « À mon avis… » Un moyen efficace pour atteindre un objectif, si les conseils sont donnés par un coach professionnel. Mais si vous ne lui faites pas confiance, ne vous laissez pas manipuler et ne risquez pas de tomber dans la dépendance psychologique.

En me promenant dans une belle forêt d’automne, j’ai pensé: le manque de relations peut aussi être une relation. Tout dépend toujours de nous. Avec ou sans un « coach ». Nous décidons nous-mêmes comment et avec qui communiquer. Et le plus important est de se demander pourquoi.

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Les vêtements et les chaussures: boutique Monte Rosa sport. Photo: Alex Mostaslavsky

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