Dassault Mirage F1C : intercepteur français

Dassault Mirage F1 C

Le Dassault Mirage F1 est un avion militaire conçu et construit en France par Dassault. Il se distingue des autres avions de la famille des Mirage par l’utilisation d’une aile en flèche, au lieu d’une aile delta. Décliné en version de reconnaissance et version d’attaque, il a été construit à plus de 700 exemplaires, utilisés par onze pays différents. Les Mirage F1 français ont réalisé leur dernier vol à l’occasion du défilé militaire du 14 juillet 2014, néanmoins à cette date, l’avion reste encore en service dans d’autres pays.

En 1963, l’Armée de l’air française émet une demande pour un avion multirôle, capable aussi bien de missions d’interception à vitesse supersonique que de pénétration à basse altitude par tous les temps. Elle demande également un rayon d’action supérieur à celui du Mirage III et exige que l’avion puisse utiliser des pistes courtes ou des terrains rudimentaires, avec une vitesse d’approche inférieure à 140 nœuds (260 km / h). Ces spécifications sont très proches du projet MRCA qui va donner naissance au Panavia Tornado, mais auquel la France décide finalement de ne pas participer.

De son côté, Dassault commence aussitôt à travailler sur un projet désigné Mirage IIIE, appareil équipé d’un réacteur américain Pratt et Whitney TF-106 et d’une aile en flèche dotée de dispositifs hypersustentateurs réduisant la vitesse de décrochage. En effet, l’aile delta utilisée jusqu’ici sur les Mirage III impose des vitesses trop élevées lors de l’atterrissage. En 1965, trois prototypes d’une version biplace désignée Mirage III F2 sont commandés.

Le premier prototype, propulsé par un Pratt & Whitney TF30, fait son vol inaugural le 12 juin 1966. À la fin de l’année, il a démontré sa capacité à atteindre Mach 2 et à atterrir en moins de cinq cents mètres. En parallèle, Dassault a fait réaliser une version monoplace plus petite et équipée du même réacteur que le Mirage IV : l’Atar 9 K. Désigné Mirage F1 01, l’avion fait son premier vol le 23 décembre 1966, piloté par René Bigand, chef pilote de Dassault.

Début janvier 1967, lors de son quatrième vol, il atteint Mach 2. Le 18 mai 1967, au cours d’un vol à basse altitude et à grande vitesse, les empennages horizontaux du Mirage F1 01 se détachent à la suite d’un phénomène de vibration divergent appelé « flottement ». L’avion percute le sol près de Fos-sur-Mer. René Bigand décède.

L’armée de l’air française a engagé ses Mirage F1 sur plusieurs théâtres d’opérations, du Tchad dans les années 1980 (le 19 février 1986, un Mirage F1 de l’armée de l’air aurait abattu un Tupolev Tu-22 libyen à 110 km de N’Djaména) à la guerre d’Afghanistan et l’intervention militaire en Libye de 2011, en passant par la guerre du Golfe (1990-1991) où ces avions furent cependant en retrait dans un premier temps, car l’Irak disposait des mêmes appareils et l’on risquait donc des confusions malheureuses.

En revanche, avant le déclenchement de l’opération Tempête du désert, les États-Unis demandèrent à la France de pouvoir tester en conditions de combat aérien et attaque air-mer les capacités des Mirage F1 vendus à l’Irak.

Le Mirage F1C est un avion monoplace d’interception avec ou sans perche de ravitaillement en vol.

Pays de fabrication : France

Premier vol : 23 décembre 1966

Équipage : 1 personne

Moteur : turboréacteur Snecma Atar 9 K 50

Vitesse maximale : 2 335 km / h (Mach 2,2)

Plafond : 20 km

Rayon d’action : 900 km

Poids : 7 400 kg

Armement :

canon aérien DEFA (30 mm)

→ 6 300 kg de charge supplémentaire (missiles air-air, bombes, roquettes, etc.)

Musée de Montélimar et musée de l’Air et de l’Espace

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